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Ma Tache

CRÉATION 2017

 Un voyage visuel sans parole où l'ombre est mise en lumière à travers le jeu et le pouvoir de l’imaginaire

(Spectacle pour tous à partir de 4 ans)


 

 

Vous allumez d’un clic, la lumière est et vous obéit. N’est-ce pas divin ?
De la lumière naît l'ombre. Notre héroïne en fait son terrain de jeu. Aujourd'hui, le jour de son anniversaire, des événements bizarres se produisent dans l'appartement de Rita. Un univers froid, épuré, où tout est parfaitement maitrisé. Sudain un pétage de plomb vient faire dérrailler son train-train quotidien. Rita perd le contrôle. Son imagination s'emballe. Une autre personne s'invite à la fête. Qui est-elle? Que vient-elle faire ici?

"Ma Tache" est un voyage visuel, sans parole, où l'ombre est mise en lumière à travers le jeu et le pouvoir de l'imaginaire.

Distribution:

Conception et écriture: Clara Lopez Casado

Jeu: Clara Lopez Casado et Natalia Weinger 

Mise en scène: Olivier Mahiant

Oeil exterieur: Marie Limet

Scénographie et costumes: Sandrine Clark

Musique: Gilles Kremer

Création lumière: Mark Elst et Sébastien André 

Conseiller dramaturgique: Jean Lambert

Affiche: Laura Nicolas

Credits Photos: Line Lerho, Bernard Boccara, Rocia Paris, Françoise Tournemenne, Chela Di Diego

Avec l'aide de La Fédération Wallonie-Bruxelles service théâtre et du CCBW.

Avec le soutien de La Cie de la Casquette, Le Théâtre du Tilleul, Le Cc du Pays de Collines, Le Wolubilis, La Commune         d'Ixelles service culture, Le CCBW, La Roseraie, La Maison de la Marionnette de FWB, Le Théâtre de La Montagne Magique et le Petit Théâtre de la Grande Vie.

Merci à Natalia Martinez, Bernard Senny, Vera Glez, Monica Varela, Céline Pellin, Vincent Raoult, Justine Moreau et Antoine Clette,Line Lerho, Bernard Boccara, Rocia Paris, Françoise Tournemenne, Chela Di Diego. 

 La presse en parle...

Clara Lopez Casado arrive dans un décor épuré, noir et blanc, géométrique. Un claquement de doigts et tout s'éclaire. Comme un air de Mary Poppins. Et la joie divine de se voir obéir. Mais de la lumière naît l'ombre, indoptable, imprévisible, dominante et fuyante, confrontante et remuante. Dans son appartement coquet, Rita s'apprêtait à fêter son anniversaire.

Les evenements bizarres se succèdent alors et rien ne se passe comme prévu. Elle croyait pourtant tout maîtriser jusqu'à ce que la machine s'emballe et qu'elle perd le contrôle de la situation.- Quelle est cette autre personne qui s'invite à la fête?

Un spectacle élégant grâce à la délicatesse de sa principale interprète, surprenant et parfois clownesque, qui explore l'altérité incarnée par Natalia Weinger. Visuel et sans paroles, "Ma Tache" en dit beaucoup sur l'imaginaire et le pouvoir.

Laurence Bertels- La Libre Belgique, 6 septembre 2017

 

Etre plus que l'ombre de soi même 

Seul un jour d’anniversaire, que faire ? Se trouver, par exemple, un compagnon en jouant avec son ombre. 

Au début, on croirait un hommage à la domotique. On clique des doigts et clac, des lampes s’allument ou s’éteignent. Puis non, les fusibles se coupent. Il faut trouver des sources lumineuses. Et Rita s’invente un univers très personnel à partir de ce qui l’entoure.

Grâce à la lumière, nous avons avec nous un double qui nous ressemble par sa forme globale mais pas par les détails. Ne pas avoir d’ombre est inquiétant tout comme l’avoir perdue. Ici, elle devient copine de jeux, d’abord docile puisqu’elle accomplit des gestes identiques à ceux qu’on accomplit au même moment. C’est amusant ! C’est un peu limité malgré tout et cela permet, comme avec un miroir, de voir les mouvements que l’on fait avec distance.

Soudain, il y a l’étrange. La silhouette esquisse d’autres comportements. Elle n’est plus uniquement reflet de qui on est. Elle acquiert de l’autonomie. Elle lance des défis. Elle est capable d’effectuer des actions  qu’on est inapte de réaliser. C’est une partenaire presque autant qu’une adversaire. C’est une réalité visible qui s’avère également imaginaire fantaisiste, voire fantasmatique.

Le petit univers intime de Rita est offert en prime avec une belle rigueur esthétique. Ses objets et jouets participent à son aventure ludique où se mêlent mime, expression corporelle et chorégraphie. Les éclairages, outre de jouer avec l‘obscurité, la pénombre, mettent en valeur les accessoires autant que les lieux.

L’énergie positive que répand la comédienne s’harmonise bien à celle que sa complice dépense en coulisses, hommage indirect donné à ceux que le spectateur ne voit pas et qui sont indispensables pour la réussite d’une représentation. Nous pourrions leur appliquer la phrase d’Henri Michaux : « Du ciel nous leur parachutons des ombres » puisque cela les rend visibles.

Michel Voiturier- Rue du Théâtre, 8 septembre 2017

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