Livre d'OR

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"HENRI"

Au Théâtre de Doms, ces comédiennes belges pleurent leur défunt dans un spectacle irrésistible

« Quarante minutes drolatiques et sans texte avec, au cours desquelles on rit avec une jubilation marqué... lors d'un enterrement. »« Sur scène autour d'un portrait d'un mort, le fameux Henri, trois femmes en noir engoncées dans une détresse grandiloquente. La femme, l'ex femme et la maîtresse. A partir de ce canevas va s’opérer un tohu-bohu de tous le diables. C'est à quelle « pleureuse » s'activera le plus tragiquement et le plus bruyamment (vive la comedia dell'ARTE!) avec des larmes qui deviennent mélodie, puisque les comédiennes chantent des borborygmes théâtreux à qui mieux-mieux. »

« Une guerrilla de l'intimité se fait entre ce trio de la douleur extravertie. Il faut maintenant être la première à se saisir de l'urne funéraire. C'est alors le bal des vampires clownesques. Dopé par des trouvailles mordantes, le spectacle gravit palier par palier l’échelle de l'absurde. Jusqu'à un final apocalyptique. Trois comédiennes qui mêlent humour noir, burlesque, mime et comedia dell'arte »

Fabien Bonnieux, La Provence (Avignon)

 

Adulation Posthume

« Feu Henri devrait reposer en paix. À l’heure de la cérémonie funèbre, il n’en est rien : sa femme, son ex et sa maîtresse se retrouvent comme pour montrer qui est celle qui éprouve le plus gros chagrin.

Des femmes amoureuses du même homme qui se retrouvent à l’occasion de sa mort n’est pas un thème neuf. On connaît « Le Défunt » d’Obaldia, par exemple. L’originalité de cette pièce-ci, c’est qu’elle se déroule sans paroles. Nous avons droit à des mimiques, des gesticulations, des soupirs, des sanglots, des cris de douleur, des chants en guise de rituels.

Cet arsenal d’expressions du chagrin se double des réactions de rivalité entre ces trois amoureuses qui usent à foison de la jalousie, du mépris, de l’affirmation de leur pouvoir de séductrices, de la certitude d’avoir été l’élue la mieux choyée.

Qu’elles soient donzelles ou viragos, égéries ou matrones, ce qui les unit, l’amour envers un même mortel, est aussi ce qui les oppose. Sur cette tension est bâti le mécanisme comique de la pièce. Très vite, il y aura surenchère entre elles avec quelques moments d’accalmie. Notamment lors de certains chants.

Ainsi durant la reprise en chœur, avec le public mis à contribution, de la célèbre chanson de Gainsbourg « Je t’aime moi non plus ». Idem lorsque reniflements et lamentations se produisent sur un rythme de bossa nova.

Le spectacle oscille entre farce burlesque et humour noir. Il ne s’interdit pas quelques inévitables redites dans les grimaces. Il s’épanouit à travers plusieurs occasions : le dépôt d’un rouge baiser sur le portrait du défunt, un fandango déchaîné scandé par les talons sur les planches du plateau, la voix transformée de celle en qui se réincarne fugacement le trépassé, le jeu avec l’urne contenant les cendres du disparu toujours présent… »

Michel Voiturier, Rue du Théâtre, Belgique

«Très bon moment passé à rigoler. Je veux le même pour mon enterrement! Merci à vous 3, Quel Trio de clowns !. Henry du Plein soleil »

«Tout y est. La féminité dans toute sa complexité mêlée à la folle aventure humaine. Merci. Blanche»

«Je vous veux à mon enterrement!!! G.» «Bravissimo. Henri est mort et on «Henri» encore! P.»

«Un vrai bon moment déjanté et plein d’émotions - Jean-Louis et Emmanuelle»

«J’ai souvent pleuré aux cérémonies funéraires... mais de rire, c'est la première fois, Alain, Feron France »

«Vraiment SUPER! Des trouvailles surprenantes et inattendues! A revoir avec plaisir - Dany»

«Nous faire rire avec un sujet aussi dramatique qu’est la mort relève d’une belle prouesse. J’ai passé un très beau moment en votre compagnie. A quand le prochain ?

M. »

 

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